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La Roscommon House de Neil Cownie

La vision de Neil Cownie de la pratique du design

Le travail de l’architecte Neil Cownie vise à tout faire pour réussir à créer des lieux personnalisés pour ses clients tout en restant fidèle à l’environnement dans lequel ils sont construits. Il s’intéresse à l’intégration de ses constructions dans leur milieu. Pour lui, le design de tout nouvel édifice doit avoir pour but de créer quelque chose qui soit cohérent avec l’histoire architecturale du quartier dans lequel il se trouve.

Les travaux en quelques mots

Les clients de Neil Cownie lui donnent l’opportunité de pouvoir avoir une approche holistique du design. Que ce soit à travers l’architecture, la décoration d’intérieur, la conception des produits, les meubles, la sélection des œuvres d’art et du paysage : la maison et son contenu marchent ensemble comme une seule et même création.

Superficie

La villa est en grande partie de pleins pieds, cependant on y trouve un sous-sol et un petit étage avec un toit-terrasse. La superficie totale est de 549 m².

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© Michael Nicholson

Vue globale du projet

Dans sa recherche pour déterminer les caractéristiques uniques de la Roscommon House, Neil s’est plongé dans l’histoire de la banlieue : son urbanisme, architecture et cette idée directrice de compartiments afin de s’en inspirer pour créer une nouvelle maison avec un fort sentiment d’appartenance.
Avec l’héritage important du modernisme et du brutalisme * des constructions qui existent encore dans les banlieues, il sentait qu’il avait la responsabilité de créer un design pour cette nouvelle maison, qui, non seulement comblerait les besoins et désirs de ses clients, mais qui resterait dans l’esprit des banlieues pavillonnaires, tout cela sans parodier ou reproduire le passé.
La demande des propriétaires pour que leur maison soit majoritairement de pleins pieds a conduit l’architecte à harmoniser le bâtiment et son paysage. En gardant l’idée des « garden suburbs », la frontière entre l’intérieur et l’extérieur a été floutée grâce à la mise en place de cours « patios » et de toits jardin-terrasse. L’agencement spatial des cours est aussi pensé en fonction des préoccupations écologiques actuelles : Le bâtiment a été pensé pour optimiser la pénétration des rayons du soleil en hiver dans la villa et pour retenir les vagues de froid. De plus, le bois et les finitions de la maison sont des ressources durables. Les finitions ont, elles été choisies pour leur modestie et leur capacité à bien vieillir.

© Michael Nicholson

Le design ne s’étend pas seulement à l’architecture mais comprend aussi l’aménagement intérieur. Neil Cownie a saisi cette opportunité pour permettre à l’ensemble de la maison de refléter l’importance du « fait-main ». L’agencement de l’intérieur permet de mettre en valeur le fait-main de certains éléments de la maison comme les draps aux bords cousus mains, le design sur mesure de la table à manger, de la table à manger extérieure, des tables de nuit et du tapis de la chambre familiale. Les lampes faites sur mesures et suspendues dans le vide de l’escalier principal se marient avec les formes fluides des renfoncements du plafond en béton. Le choix d’un papier peint floral dans le salon est, quant à lui, une nouvelle référence à l’esprit « Garden Suburb », omniprésent dans la maison.
* Le brutalisme est un mouvement architectural moderne qu’on retrouve dans son caractère brut, sans artifice et qui souvent met en avant une certaine répétition architecturale. Il a souvent le béton pour matériau principal.

Les murs et plafonds ont été conçus comme une série de lames de bois qui s’imbriquent sur différents plans, cela est d’autant plus accentué par les lumières qui sont souvent très discrètes voir même cachées par le revêtement. L’éclairage est séparé du plafond par des suspensions qui permettent de mettre en valeur sa qualité artisanale, comme c’est le cas dans la salle à manger, la cuisine, la chambre principale ou encore la cage d’escalier. L’ébénisterie et les murs vêtus de bois se côtoient pour permettre de simplifier la vision globale de la pièce. L’élégant îlot central de la cuisine avec son dessus en pierre est un clin d’œil aux iconiques kiosques en béton du bord de mer.

© Jack Lovel

Durabilité

Cette maison a été conçue pour réduire la consommation d’eau et d’électricité en prévision de sa longue durée dans le temps. L’orientation et le plan du site font en sorte que les espaces de vies soient dirigés vers le nord afin d’augmenter la ventilation croisée et de dominer les vents du sud.

On y trouve un champ photovoltaïque de 16.5kw contenant 50 panneaux solaires. Les propriétaires utilisent moins de 20% de l’énergie produite dans la journée, laissant les 80% restants stockés dans des batteries qui seront installés au sous-sol dans les deux prochaines années. Après cela, la maison sera entièrement autonome pour l’électricité, même l’hiver.Le choix du durable, et les matériaux de faibles instances contribuants à la masse thermique, permettent de garder la même température, peu importe les saisons.

© Michael Nicholson

Inspirations : Indiquer le chemin à suivre pour respecter le passé.

Alors que Neil Cownie commençait les plans pour le design de la Roscommon House, l’iconique toit de béton brutaliste en forme de coquillage du « Surf Lifesaving » a été démoli, et le conseil municipal menaçait de détruire l’encore plus apprécié kiosque de béton de South City Beach du même style architectural. Cette flagrante indifférence et incompréhension de la part des autorités

locales sur l’importance de l’héritage architectural unique des banlieues est ce qui a mené Neil Cownie à tirer son inspiration de ses deux édifices en particulier et à promouvoir le maintien de cette histoire de l’architecture des banlieues aux locaux et au public. L’architecte s’est inspiré des préoccupations pour l’environnement, de la simplicité, des formes fortes, de la transparence et de la véritable modestie de ces édifices.

Réponse avec Neil Cownie sur la Roscommon House

Comment a-t-il fait le choix des matériaux ?

Ses clients avaient expliqué qu’ils voulaient utiliser des panneaux en béton pour les murs et le plafond. Il a senti que c’était un point de départ idéal pour la maison étant donné l’histoire de la banlieue et le fait que la circonscription contenait déjà un certain nombre d’édifices modernistes fait de ce matériau. En prenant en compte le désir des clients d’utiliser du béton comme élément principal de la construction de la maison, l’architecte s’est cru comme dans un rêve avant qu’il ne se rende compte que le produit fini devait tout de même rester chaleureux et accueillant. C’est ce qui a par la suite mené Neil Cownie à utiliser d’autres matériaux comme des revêtements en bois sur les murs et plafonds pour contraster avec la froideur du béton. Il était important de s’assurer que tous ses ingrédients soient utilisés à bon escient pour obtenir un résultat cohérent et équilibré. Cette même logique s’applique à l’utilisation modérée de cuivre sur les pans de mur et les angles, c’est ce fil conducteur qui créé un ensemble harmonieux dans la maison.

© Robert Frith

Les formes et couleurs de la maison s’apparentent à l’idée d’un plaisir raffiné. Quelle intention avait-il en faisant cela ?

Les formes courbées viennent du kiosque emblématique de la plage locale. La forme plane des toits en béton à l’arrière de la maison font écho aux courbes et à la forme plane du kiosque. Cette idée de formes incurvées est ainsi importée dans toute la maison, où on trouve systématiquement des courbes dans les plafonds et ébénisteries.

La villa a également pour référence des architectes qui ont inspiré les édifices modernistes tel que Oscar Niemeyer et Le Corbusier. L’utilisation du verre teinté de Corbusier à Ronchamps est un point de référence évident. L’emploi des couleurs primaires à La Tourette est également à l’origine du choix du bleu indigo pour quelques murs de la maison ainsi que l’usage de nuances de rouges qui créent un contraste.

© Michael Nicholson

Après réflexion, Quels sont les éléments à l’origine du succès du design de cette villa ?

Le fait qu’il ait eu l’opportunité de s’occuper de l’architecture, de l’aménagement intérieur, du choix de tous l’ameublement et des rideaux, mais aussi qu’il ait pu concevoir 5 des éléments du mobilier qu’il a personnalisé, ou encore la possibilité de décider de la conception des luminaires ; mène à ce résultat : une maison en lien avec son contenu. Insistant constamment sur cette idée…

…et cette conception d’un design « vivant » ; reflétant l’histoire du lieu et de la maison, cherchant la beauté dans l’imperfection et insistant sur cette idée de « fait-main ».

Il se sentait mis au défi de faire des choix pour que la forme bâtie et le contenu de la maison se marient bien ensemble. Avec l’écrasante présence du gris qui sert de toile de fond pour le contenu de la maison, il a délibérément choisi des tissus vifs pour les meubles. La forme du mobilier devait aussi être cohérent avec le reste de la maison et il a donc opté pour des formes fluides et arrondies.

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2020-09-03T09:16:09+02:00
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