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Rising Talent Awards – M&O Paris.

Quel est le point commun entre une designer qui utilise les derniers logiciels pour créer des sculptures de couleur, un autre qui puise son inspiration créative dans les ruines d’un château du XVIIe siècle situé dans l’ouest de la France, et un duo qui cherche à bouleverser l’univers des appareils électroniques domestiques ? La réponse est simple : ils font partie des quelques étoiles montantes de la scène vibrante du design français choisis pour les Rising Talent Awards de la session de janvier 2020. Chaque édition de MAISON&OBJET, le salon professionnel international de la décoration, du design et de l’art de vivre, basé à Paris Nord Villepinte, met à l’honneur une nouvelle génération de talents et de noms prometteurs originaires d’un pays particulier. Après l’Italie, le Liban, la Chine et dernièrement, les États-
Unis, le salon fait un retour aux sources en s’intéressant à une sélection minutieuse de cinq designers et d’un duo nommés par un jury composé notamment d’un galeriste de renom, d’un designer de produit très prisé ou du directeur de l’une des institutions de design les plus vénérées de France.

Les travaux de ces happy few ont occupé une place de choix lors de la dernière édition du salon MAISON&OBJET qui s’est déroulée du 17 au 21 janvier 2020 au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte.
« L’année 2020 marque le 25ème anniversaire du salon et nous avons pensé que ce serait l’occasion idéale de revenir à nos racines en faisant un tour d’horizon des meilleurs jeunes talents français », confie Philippe Brocart, Directeur général de SAFI, société organisatrice du salon MAISON&OBJET.
« Peu de pays peuvent se targuer d’un patrimoine aussi riche dans le domaine des arts décoratifs et du design que celui de la France ; aujourd’hui, cette tradition est perpétuée par une nouvelle génération très prometteuse qui repousse les frontières de sa discipline. »

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LES RISING TALENTS

Les six Rising Talents de cette édition partagent un certain nombre de dénominateurs communs. Le premier est leur proximité géographique : tous sont principalement installés à Paris. Autre point commun, leur formation : quatre d’entre eux sont diplômés de l’ENSCI-Les Ateliers, la célèbre école du 11e arrondissement de Paris… À noter qu’une autre Rising Talent, Julie Richoz, y a enseigné. Par ailleurs, quatre d’entre eux ont accédé à la notoriété après avoir été lauréats des prix du Design Parade organisé chaque année à la Villa Noailles à Hyères.

Ce qui frappe particulièrement est la manière dont leurs préoccupations respectives se recoupent. L’écologie occupe une place de premier plan, que ce soit à travers les objets voués à durer et à traverser les générations d’Adrien Garcia, les créations chauffantes innovantes qui réduisent la consommation d’énergie de Natacha & Sacha, ou encore la passion de Wendy Andreu pour le travail avec des moules en acier qui génèrent peu de déchets.

On note également une attirance pour le fait-main, que ce soit à l’aide de matériaux anciens ou résolument innovants, ainsi que la volonté de remettre en cause le status quo et de proposer de nouvelles solutions. Il en va ainsi de l’approche expérimentale de Mathieu Peyroulet Ghilini. Cette démarche est plus évidente que jamais dans les domaines de la technologie et de la production de masse. Comme l’indique Laureline Galliot : « Je suis stressée à l’idée qu’une machine crée des formes géométriques parfaites. Je veux qu’on rééduque le regard à accepter des formes plus organiques et moins industrielles. »

Découvrez les portraits des 6 Rising Talents français.

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ADRIEN GARCIA

Le designer Adrien Garcia se décrit comme « un homme sauvage et mondain ». Pour le membre du jury Pierre Yovanovitch qui l’a nommé, il est tout simplement « un rêveur ». Adrien vit entre Paris et la région de Nantes, dans un château du XVIIe siècle en ruines où il puise une grande partie de son inspiration. « J’ai besoin de cet espace vide, un peu abîmé pour rêver, pour imaginer toujours », confie-t-il.
Né en 1990, Adrien Garcia a étudié à l’ENSCI-Les Ateliers à Paris et à l’université des arts de Berlin avant de travailler pendant cinq ans dans une entreprise française de décoration d’intérieur spécialisée dans les projets de bien-être et de spa. Le designer développe actuellement sa première collection de mobilier à part entière dont le style sculptural plutôt austère s’inspire notamment des Land Artists comme Andy Goldsworthy, et privilégie les proportions délicates et harmonieuses ainsi que les matériaux nobles comme le bois et l’acier.
Mettant un point d’honneur à travailler avec des artisans français, il s’est donné pour mission de fabriquer des objets voués à durer et à être transmis de génération en génération.
“ L’avantage de recourir à des artisans français est que je peux à la fois rêver d’un objet et le fabriquer sur place. ” Adrien Garcia

JULIE RICHOZ

De tous les Rising Talents de l’édition de janvier 2020, la designer franco-suisse Julie Richoz est sans doute la plus réputée. Elle se fait remarquer pour la première fois en remportant le Grand Prix Design Parade de la Villa Noailles en 2012 et ouvre son studio à Paris l’année suivante. Elle collabore ensuite avec de prestigieuses galeries des deux côtés de la Manche (kreo à Paris et Libby Sellers à Londres), et créé des objets pour les entreprises de design comptant parmi les plus importantes en Europe : du mobilier d’extérieur pour Tectona, le porte-objets Fierzo pour Alessi et le luminaire suspendu Cité pour Louis Poulsen. Cette dernière création est composée de six abat-jours recourbés et disposés dans une configuration rythmique. « J’aime l’idée de la répétition », affirme-t-elle, « mais avec de subtiles variations. »
Julie Richoz a une prédilection évidente pour les courbes et confesse une certaine fascination pour le verre coloré. « C’est une des choses qui est très belle avec le verre : la manière dont la lumière passe à travers le matériau ».
Autant à l’aise dans les créations ponctuelles que dans les commandes industrielles, elle s’est plus récemment intéressée au monde des textiles comme en témoigne Binaire, un tapis en raphia aux motifs irréguliers créé pour la Manufacture de Cogolin. Lorsqu’on demande à Julie Richoz quelle serait la commande de ses rêves, elle est bien en peine de répondre. « Soit quelque chose de très petit ou de très grand, mais je n’ai pas un objet très précis en tête » avoue-t-elle.

LAURELINE GALLIOT

« Je trouve que la démarche est assez nouvelle », indique René-Jacques Mayer en référence au travail de la designer qu’il a nommée, Laureline Galliot. « Elle crée une esthétique que je n’ai jamais vue auparavant. »
Se qualifiant elle-même de « designer et peintre », Laureline Galliot utilise les nouvelles technologies pour créer des objets où la couleur joue un rôle prédominant. « Je renverse le paradigme, la couleur n’est plus une finition. Pour moi, elle va devenir un médium. »
La designer donne vie à ses créations à l’aide des nouvelles technologies : dessin tactile sur un iPad, casque de réalité virtuelle et logiciels initialement conçus pour les films d’animation. Quelle que soit sa technique de conception, elle n’a aucune idée préconçue sur la forme de l’objet final.
“ Mon travail est le fruit de mes recherches sur la fusion entre la couleur et la texture, sur l’intégration de la couleur dans le design même et non comme une simple touche finale.”
Laureline Galliot a suivi une formation de danseuse et de coloriste avant d’étudier le design produit à l’ENSCI-Les Ateliers à Paris. Elle déclare s’inspirer des tableaux du fauvisme et de l’expressionnisme allemand, ses propres créations étant d’ailleurs tout aussi gestuelles, colorées et picturales. Parmi elles, figurent une collection de céramiques multicolores intitulée Contour et masse, ainsi que l’audacieux tapis Tufty fabriqué par Nodus. Quatre de ses pièces ont déjà figuré dans la collection design et arts plastiques du Centre national des arts plastiques à Paris.

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MATHIEU PEYROULET GHILINI

Au coeur du travail du designer Mathieu Peyroulet Ghilini se pose une question majeure : pourquoi un objet prend une forme particulière plutôt qu’une autre ? Une notion qu’il a étudiée en détail dans Sophistication, une série de quatre tréteaux. « Ces quatre tréteaux… sont tous d’esthétique différente, tout en étant mes quatre tréteaux », indique-t-il. Ce projet a valu à Mathieu Peyroulet Ghilini le Grand Prix Design Parade à la Villa Noailles en 2013.
Son travail est quelque peu énigmatique. Comme le fait remarquer Pierre Charpin qui l’a nommé : « Mathieu n’avance pas sur des chemins qui seraient tous tracés à l’avance. » Mathieu Peyroulet Ghilini privilégie généralement les formes géométriques simples, il ne cherche pas à établir une esthétique identifiable, et il nourrit une passion particulière pour les dessins qu’il considère comme un moyen d’enquêter sur les formes indépendamment des contraintes du processus de production.
À ce jour, ses œuvres ont été exposées au Centre Pompidou à Paris et à l’Institut français de Cologne. Il a également créé Elephant Mirror, un miroir orné d’un tube lumineux en forme de trompe, pour la célèbre galerie kreo. Toutefois, sa création la plus intéressante est sans doute le Mur de Sèvres, une partition suspendue aux allures de treillage composée de corde et de porcelaine, inspirée des murs de cordes quadrillés où la mécène de l’art Marie-Laure de Noailles accrochait des tableaux dans son hôtel particulier parisien.

NATACHA & SACHA

On a envie d’amener le design dans des champs où il n’est pas forcément attendu aujourd’hui » déclare Natacha Poutoux, l’une des designers du duo parisien Natacha & Sacha.
Avec son associé Sacha Hourcade, elle s’attache en particulier à repenser les appareils électroniques domestiques, des objets qui selon eux sont bien trop souvent le fait des ingénieurs. Bannissant le plastique, ils se donnent beaucoup de mal pour intégrer d’autres matériaux dans leurs créations. Un humidificateur d’air constitué en partie de verre prend des allures de vase sculptural, tandis qu’un serveur de données portable en céramique permet, de par sa forme, une convection naturelle qui le dispense de ventilateurs.
Après avoir obtenu leur diplôme, tous deux à l’ENSCI-Les Ateliers à Paris, ils prennent chacun un chemin distinct. Natacha se forme avec Stefan Diez et Erwan & Ronan Bouroullec, et Sacha avec l’architecte d’intérieur India Mahdavi.
Le duo cofonde son propre studio en 2017. À ce jour, leurs projets dévoilent une certaine fascination pour le chauffage. « Comment peut-on chauffer de grands volumes et réduire en même temps la température des pièces ? » s’interroge Sacha. Le duo a imaginé deux solutions écologiques : Briques, un radiateur aux allures de partition composé de briques réfractaires suspendues à un rail électrifié, et Parterre, un tapis thermique brodé de fils conducteurs de chaleur. L’idée est de chauffer le corps qui se trouve à proximité plutôt que la pièce entière. Il est conçu pour consommer jusqu’à 16 fois moins d’électricité qu’un dispositif de chauffage classique.

WENDY ANDREU

Wendy Andreu s’attache à l’exploration des matériaux. « J’aime le poids, la texture et l’odeur des choses ». Née en 1990 dans la région de Pau, elle obtient un diplôme en Métiers d’Art option métal à l’école Boulle avant de s’expatrier aux Pays-Bas où elle intègre la Design Academy d’Eindhoven. C’est ici qu’elle commence à développer Regen (« pluie » en néerlandais), une série d’objets réalisés en un matériau ultra innovant composé de fibres de coton enduites de latex enroulées autour d’une forme sur mesure en acier, découpé au laser. Il en résulte un textile imperméable qui lui vaut le Dorothy Wasman Textile Design Award à l’occasion du New York Textile Month en 2017.
Dernièrement, elle a commencé à utiliser son textile pour concevoir d’imposantes chaises aux allures de coussins, des pièces de mobilier qui requièrent plus de 300 heures de fabrication pour la designer. Pourtant, ce que Wendy Andreu aime par-dessus tout est le processus créatif même et elle met un point d’honneur à ce qu’il soit révélé au travers de ses objets. « Je ne cherche pas forcément à cacher les défauts, à polir, à améliorer », explique-t-elle. « Sinon, je trouve que ça fait fake. »
Une démarche qui semble porter ses fruits. Comme le remarque Guillaume Houzé qui l’a nommée : « La simplicité des formes et des matériaux acquiert à travers son travail une grande noblesse ».
“Mais au final, ce que je fais, je le fais pour des êtres humains possédant des sens et des récepteurs corporels, qui ont envie de voir, de ressentir, de toucher quelque chose… Mon travail exprime une sorte de réalité, d’humanité.” Wendy Andreu

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2020-10-28T09:26:26+01:00
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